Afrique centrale: la couverture vaccinale se redéploie

Afrique centrale: la couverture vaccinale se redéploie

Douala accueille une revue générale de la situation régionale en matière de vaccination élargie.

Le Cameroun reçoit depuis le 12 septembre dernier à Douala, la réunion annuelle des responsables des programmes nationaux de vaccination des pays de l’Afrique centrale. Cette rencontre de trois jours fixera de nouvelles résolutions relatives au financement, à la surveillance et au blocage des résurgences éventuelles des maladies concernées par ces plans de prévoyance systématique.
C’est à cette tâche que le gouverneur du Littoral Samuel Dieudonné Ivaha Diboua a invité les participants venus de dix pays à s’astreindre efficacement afin de faire reculer davantage des fléaux en voie de disparition comme la poliomyélite, la rougeole… Le nombre significatif d’enfants qui ne sont pas immunisés justifie la rencontre, et la recherche de solutions pour couvrir ces derniers guide les débats.

Selon le bilan présenté par le Dr Jean Baptiste Roungou, représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) mardi, malgré des progrès certains, la vaccination demeure encore un sujet de préoccupation pour la santé des millions d’habitants de l’Afrique centrale. Huit pays n’ont pas encore atteint l’objectif de 90% de couverture vaccinale au niveau national. Autre statistique illustrative : sur les cinq millions d’enfants qui devaient être vaccinés en 2015, un million et demi n’ont pas reçu la troisième dose de leur vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche.
D’autres exemples peuvent se suivre à cet égard mais le plus important serait de réduire le nombre d’enfants non-vaccinés, unique moyen de prévenir des épidémies. Les services de santé devraient donc rouvrir leurs réfrigérateurs à vaccins et activer leurs canaux traditionnels des journées de vaccination, d’information des parents. Tout en imaginant des formules nouvelles, chacun des pays sachant ce qu’il lui revient de faire, sans avoir besoin d’être pointé d’un doigt réprobateur, a indiqué le Dr Roungou

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